Jolene Seetoh

Quand le piano et le Pilates contribuent à (re)créer du lien

En 2020, alors que le monde entier se confine pour enrayer la propagation du coronavirus, Jolene puise dans la musique et l’activité physique – ses deux passions – pour prodiguer un peu d’énergie, de joie et de bienveillance autour d’elle à Singapour. Une expérience nourrie par le sens du collectif et son infatigable curiosité.

Les influences musicales de Jolene sont nombreuses: née en Asie, elle apprend la musique classique pendant son enfance, avant de déménager à Chicago pour suivre des études d’économie politique. «Cette ville est l’un des berceaux du jazz, un genre musical captivant issu d’un mélange de musique classique et de rythmes afro-américains.» Il y a six ans, Jolene intègre un groupe, où elle joue du piano et s’exerce à l’improvisation. «En impro, il faut avant tout écouter les autres. Comme dans une discussion, chaque musicien a un rôle et doit faire entendre sa voix – du moins celle de son instrument.» Quiconque a déjà eu l’occasion de se rendre dans un club de jazz sait à quel point cette expérience peut être euphorisante.

Le confinement de 2020 n’empêche pas Jolene et ses amis de s’adonner à leur passion, loin s’en faut: ils en profitent pour se lancer dans l’enregistrement. «La maîtrise de cette technologie nouvelle pour nous a été un défi de taille! Chacun de nous devait enregistrer la piste de son instrument, puis nous mixions le tout pour obtenir le morceau final.» Et le week-end ou à la veille de Noël, les lieux culturels et de divertissement demeurant porte close, ce sont les maisons des uns et des autres qui se transformaient en mini-salles de concert. «Nous avions beau nous retrouver en comité très restreint, la musique nous apportait de l’espoir. Peu importe ce que la vie nous réserve, il est important de conserver ce mode de communication. La musique est un langage universel, qui nous rassemble par-delà les frontières et les générations.»

L’autre passion de Jolene est le Pilates. Souvent assimilée à
supportive family and like-minded friends. Sharing my passions with loved ones is what keeps me going.”tort à une variante du yoga ou à des exercices de torsions et d’étirements, cette pratique doit son nom au gymnaste et boxeur allemand Joseph Pilates. Pendant la Première Guerre mondiale, Pilates est interné dans un camp au Royaume-Uni et passe de nombreux mois à perfectionner un mode de rééducation fonctionnelle pour renforcer sa mobilité, en s’aidant des objets qui l’entourent. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il refuse d’entraîner la police militaire allemande et fuit aux Etats-Unis, où il forme des danseurs à sa méthode. Par la suite, le Pilates fait progressivement des émules; il est aujourd’hui pratiqué par des millions de personnes à travers le monde.

 Jolene, qui traverse le confinement avec sérénité, constate que plusieurs personnes de son entourage contraintes de faire du télétravail sur un coin de table dans leur cuisine, courbées sur leur ordinateur portable,se plaignent de vives douleurs. Elle décide alors d’installer un petit studio chez elle pour leur donner des cours de Pilates: «Je n’avais jamais imaginé l’enseigne un jour, mais la connexion qu’il favorise entre le corps et l’esprit m’a convaincue de m’y mettre!» Et, n’en restant pas là, elle se forme deux années durant à la pratique de cette discipline pour mieux comprendre ses fondements et sa philosophie.

«Le Pilates permet de conserver souplesse, tonicité et équilibre, qui sont des atouts essentiels, surtout quand on prend de l’âge. Il s’agit de renforcer les muscles profonds, en partant des pieds, qui sont en quelque sorte nos fondations.» Non seulement le Pilates soulage douleurs et raideurs, mais il aide aussi à développer une meilleure conscience de soi. Il constitue  également un excellent complément à de nombreux sports tels que la course à pied, la natation et la musculation.

Pour Jolene, la pandémie a souligné l’importance du bien-être émotionnel et mental, et démontré que la santé physique ne va pas de soi. «L’anxiété est un problème de plus en plus répandu. Heureusement, le piano et le Pilates me permettent de garder les pieds sur terre et de trouver du sens en dehors de mon travail.»

Ces deux disciplines sont complémentaires aux yeux de Jolene: «Ensemble, elles relient le corps et l’esprit. D’ailleurs, dans ma famille aussi, on pratique assidûment le sport et la musique.» Sa mère est professeure de yoga diplômée, tandis que son père, ancien coureur d’Ironman, fait toujours du vélo à 74 ans. Sa sœur, sa nièce et son neveu font quant à eux de la musique et – à en croire Jolene – ils progressent si vite qu’ils seront bientôt meilleurs qu’elle, qui s’en réjouit: «La passion est contagieuse!»

Parallèlement à son activité chez Pictet, Jolene souhaite aujourd’hui s’investir davantage dans le bien-être et la musique. «Devenir instructrice qualifiée de Pilates n’est qu’un début pour moi. J’aimerais aller encore plus loin, qu’il s’agisse de me plonger dans l’étude de l’anatomie humaine ou d’apprendre à travailler avec des patients blessés ou souffrant d’un handicap physique. Et puis, je me suis mise au violon.» Mais malgré la meilleure volonté du monde, elle manque de temps. «J’essaie de faire de l’exercice et de jouer au moins une fois par semaine. Je suis reconnaissante d’avoir une famille qui m’encourage et des amis qui partagent les mêmes passions, c’est ce qui me permet d’avancer.»

Quand elle ne joue pas du piano ou ne pratique pas le Pilates, Jolene apporte de l’harmonie au sein de Pictet Wealth Management à Singapour, où elle occupe actuellement la fonction de Senior Portfolio Manager.

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