L’immobilier durable: une opportunité pour la planète et pour l’investisseur

Le bâtiment est le secteur le plus énergivore. Ainsi, améliorer les caractéristiques de durabilité des immeubles contribue à la sauvegarde de l’environnement, tout en augmentant les rendements des investissements immobiliers.

Les investisseurs en sont désormais bien conscients: l’investissement durable n’a pas pour seule vocation de contribuer au bien de la planète et de l’humanité. C’est aussi un vecteur de performance financière, en particulier dans l’investissement immobilier.

Construction et exploitation incluses, les bâtiments représentent 30% de la consommation d’énergie mondiale et 40% des émissions de dioxyde de carbone liées à l’énergie1. Et leur empreinte écologique augmente encore si l’on prend en compte la quantité d’eau et de matériaux de base qu’ils consomment.

Pourtant, si l’année écoulée nous a permis de voir à quoi ressemblait notre vie sans nos déplacements journaliers vers des bureaux partagés et sans voyages en avion, imaginer notre quotidien sans les bâtiments qui nous abritent demeure difficile. De fait, alors que les épisodes climatiques extrêmes augmentent et que l’isolement imposé par la pandémie a renforcé notre soif d’interactions avec nos collègues et les êtres qui nous sont chers, nous accordons une attention toujours plus grande aux espaces où nous vivons et travaillons. Plutôt que de raser les bâtiments existants, nous devons trouver des solutions permettant d’augmenter leur efficacité énergétique et le bien-être qu’ils procurent. La pandémie a accéléré certaines tendances fondamentales et, à n’en pas douter, de nombreux immeubles devront être rénovés et l’utilisation des espaces disponibles repensée, pour satisfaire à l’objectif d’une empreinte énergétique réduite et d’un plus grand bien-être social.

Agir pour réduire la consommation d’énergie

Selon les Nations Unies, le secteur immobilier doit réduire l’intensité énergétique moyenne des bâtiments d’au moins 30% pour limiter l’augmentation de la température mondiale à moins de 2°C d’ici 2030.Comme dans la plupart des secteurs, l’innovation et la technologie peuvent contribuer à atteindre cet objectif. Des dispositifs tels que les capteurs permettant d’optimiser la consommation d’énergie grâce à une gestion intelligente du chauffage, de la ventilation et d’autres processus opérationnels sont d’ores et déjà utilisés dans certains bâtiments commerciaux. De nouveaux matériaux peuvent en outre rendre la construction et le développement plus durables, ou encore réduire les déchets et la pollution sonore. De même, des solutions rationalisées, telles que l’architecture modulaire, basée sur la construction d’éléments préfabriqués en ateliers contrôlés, sans gaspillage de matériaux, peuvent être envisagées.

Des efforts pour le bien de tous

Les bâtiments respectueux de l’environnement sont également intéressants dans une perspective d’investissement. Des études montrent que les biens immobiliers écoresponsables sont synonyme de loyers plus élevés, de taux d’obsolescence plus bas, de plus grande satisfaction des locataires, de taux de vacance moindres et de taux incitatifs plus faibles2. L’environnement devenant une priorité pour les constructeurs, les promoteurs et les occupants des bâtiments, l'écart de performance entre les immeubles «verts» et les autres est appelé à se creuser au cours des années à venir. Cette évolution a des implications non négligeables, notamment pour les millions d’investisseurs qui ont injecté, au total, quelque 3400 milliards de dollars dans l’immobilier ces deux dernières années3. Ceux qui se sont tournés vers des biens écoénergétiques tirent déjà leur épingle du jeu, puisque le taux d’occupation s’avère de 4,3% supérieur en moyenne dans les bâtiments certifiés écologiques, avec des loyers d’environ 4,6% plus élevés, selon une analyse basée sur des données recensées dans les économies développées. Ces actifs se caractérisent en outre par des coûts d’exploitation plus faibles et des prix de vente plus élevés4.

Dès lors que 40% des émissions de carbone totales pendant la durée de vie d’un bâtiment sont générées lors de la phase de construction, les efforts doivent impérativement se concentrer sur la rénovation des immeubles existants. Sachant en outre que 70% des biens immobiliers déjà construits l’ont été il y a plus de 20 ans5, les opportunités de rénovation, d’amélioration, voire de réaffectation pour les bâtiments les plus anciens, sont innombrables.

Contribuer financièrement à la transformation des bâtiments en biens immobiliers durables ne s’inscrit pas seulement dans une démarche responsable pour la planète, c’est aussi un vecteur de création de valeur pour l’investisseur.

1 Source: UN Environment Carbon Status Report, 2017

2 Source: «Decomposing the Value Effects of Sustainable Real Estate Investment: International Evidence», A. Devine, E. Yonder, 2017

3 Source: Data for 2017-8. Cushman & Wakefield, «Global Investment Atlas 2019-20»

4 Median values, Sustainability Review/MDPI: A Review of the Impact of Green Building Certification on the Cash Flows and Values of Commercial Properties, N. Leskinen et al, 2020

5 Source: Propmodo, 2019

6 Source: UN Environment Program

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