Baromètre: Des entreprises en pleine forme

Baromètre: Des entreprises en pleine forme

Les bénéfices des entreprises augmentent à un rythme remarquable dans le monde entier. Cela permettra certainement de soutenir le rebond des marchés actions à moyen terme.

Allocation d’actifs: relèvement des actions à surpondérer en raison de l’envolée des bénéfices

Les entreprises du monde entier enregistrent des performances exceptionnelles. Cela pourrait sembler difficile à concilier avec le fait que les États-Unis et l’Iran restent figés dans un cessez-le-feu précaire. De même, cela semble incompatible avec la hausse des prix de l’énergie et le regain de l’inflation. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nos calculs montrent que les bénéfices par action des entreprises dépassent, en moyenne, les prévisions du consensus, dans des proportions inédites, depuis plus de quatre ans, tandis que les analystes revoient à la hausse leurs estimations de bénéfices à la cadence la plus soutenue depuis 2004 (voir Fig. 2). Le chiffre d’affaires des entreprises est tout aussi solide. Dans un rythme cohérent sur l’ensemble des secteurs représentés dans l’indice actions MSCI, la croissance du chiffre d’affaires a dépassé les attentes.

Ces fondamentaux ne peuvent pas être facilement ignorés. Les entreprises possèdent clairement un pouvoir de fixation des prix plus important qu’on ne le pensait auparavant, ce qui devrait apporter un fort soutien aux marchés d’actions à moyen terme. C’est pourquoi nous avons relevé notre recommandation sur les actions américaines, de neutre à surpondérer.

Fig. 1 - Grille d’allocation d’actifs mensuelle
Juin 2026

Source: Pictet Asset Management

Mais si l'inflation a un effet relativement favorable sur les actions, elle devrait davantage peser sur les marchés obligataires, même après la remontée des rendements ces dernières semaines. À mesure que les tensions inflationnistes s'accentuent aux États-Unis, en Europe et au Japon, tirées par la hausse des coûts de l’énergie, la probabilité d'un relèvement des taux par les banques centrales au cours des prochains mois augmentera. Ceci pourrait pousser les rendements des obligations d’État à la hausse. Compte tenu de ces éléments, nous avons abaissé notre recommandation sur les obligations à sous-pondérer.

Nos indicateurs du cycle conjoncturel témoignent de conditions économiques modérément favorables. Aux États-Unis, le point fort réside dans les dépenses d’investissement, qui, en raison des investissements liés à l’IA, progressent à un rythme annuel de 10 %, soit plus du double du taux moyen de 4,5 %. Cette envolée des dépenses d'investissement compense largement la faiblesse observée dans d’autres secteurs de l’économie américaine, comme l’investissement résidentiel, qui s’est récemment contracté. Toutefois, si les coûts de l’énergie continuaient d’augmenter, cela pourrait à terme pénaliser la consommation des ménages, les États-Unis étant plus tributaires du pétrole que de nombreuses autres économies développées.

En Europe, quant à elle, l’économie semble en bonne santé, même si les estimations officielles de croissance du PIB ont été revues à la baisse dans le sillage du choc sur les prix de l’énergie, provoqué par le conflit au Moyen-Orient. Cela dit, il n'y a guère de preuves que la hausse des prix de l’énergie entraîne une hausse des prix d’autres biens et services.

L’économie chinoise présente un tableau mitigé. Les exportations restent un moteur de croissance, mais les dépenses de consommation sont faibles, progressant au rythme de la croissance du PIB, tandis que l’activité du secteur immobilier reste modérée. Des signaux plus encourageants émanent d’autres régions du monde en développement.

Nous y voyons la preuve de la résilience croissante des économies émergentes : les devises des pays importateurs de pétrole, habituellement très sensibles aux pics des prix de l’énergie se sont dépréciées trois fois moins fortement que lors des précédents chocs pétroliers.

Fig. 2 - Optimisme sur les bénéfices | Estimation consensuelle des bénéfices par action de l’exercice MSCI ACWI
Source: LSEG, Pictet Asset Management. Données couvrant la période allant du 01.01.1987 au 01.05.2026.

Nos indicateurs de valorisation suggèrent que tout rebond des marchés actions pourrait bientôt perdre de son élan. Les actions des pays émergents d’Asie affichent désormais les valorisations les plus élevées de notre tableau de bord mondial, tandis que les actions suisses figurent parmi les moins valorisées. Sur le plan sectoriel, les actions financières et de santé sont les deux moins valorisées, tandis que les valeurs technologiques restent chères. Les obligations sont en grande partie justement valorisées compte tenu de la récente hausse des rendements, tandis que l’or ressort nettement surévalué dans l'univers des matières premières.

Les indicateurs techniques sont désormais globalement positifs pour les actions. Les enquêtes auprès des investisseurs indiquent que le positionnement et le sentiment restent modérés sur les actions américaines, ce qui suggère qu'il existe une marge pour la poursuite du rebond. Notre analyse montre également que toute accumulation du pipeline d’introductions en bourse (phénomène actuel aux États-Unis) n’est pas un indicateur fiable d’un pic du marché d’actions largement redouté, mais au contraire tend à conduire à des gains à court terme.

Secteurs et régions des actions: la concentration ne constitue pas un obstacle à de nouvelles hausses. Les turbulences du marché apparues pendant les premières phases de la guerre avec l'Iran semblent désormais un lointain souvenir. Près de trois mois après le conflit, les actions continuent de progresser fortement. Les actions liées à l’IA ont enregistré des gains à deux ou trois chiffres, contribuant à porter les principaux indices de référence à des niveaux historiques.

Il y a des raisons de croire que le rebond peut encore durer. Non seulement les bénéfices sont solides, mais les marges se montrent résilientes. La marge bénéficiaire nette des entreprises américaines devrait, en moyenne, passer de 15 % à 16 % l’année prochaine et à 17 % en 2028. Nous sommes également convaincus que les entreprises devraient être en mesure de maintenir la croissance de leurs marges à moyen terme.

Equities regions and sectors: concentration no barrier to future gains

Les turbulences du marché apparues pendant les premières phases de la guerre avec l'Iran semblent désormais un lointain souvenir. Près de trois mois après le conflit, les actions continuent de progresser fortement. Les actions liées à l’IA ont enregistré des gains à deux ou trois chiffres, contribuant à porter les principaux indices de référence à des niveaux historiques.

Il y a des raisons de croire que le rebond peut encore durer. Non seulement les bénéfices sont solides, mais les marges se montrent résilientes. La marge bénéficiaire nette des entreprises américaines devrait, en moyenne, passer de 15 % à 16 % l’année prochaine et à 17 % en 2028. Nous sommes également convaincus que les entreprises devraient être en mesure de maintenir la croissance de leurs marges à moyen terme.

Les bénéfices solides contribuent également à maintenir les valorisations sous contrôle. La valorisation médiane des actions américaines est de 17,7 fois les bénéfices anticipés à 12 mois ; inférieure au pic de l’année dernière, proche de 20 et bien en dessous des niveaux atteints pendant la pandémie.

Certains investisseurs peuvent s’inquiéter que seules quelques entreprises technologiques soient à l’origine du rebond : le nombre d’actions surperformant l’indice S&P 500 est à son niveau le plus bas depuis au moins 2007.

Fig. 3 - Dilemme lié à la concentration des marchés
S&P 500 % d’actions surperformant l’indice au cours des 10 dernières semaines

Source: LSEG, Pictet Asset Management. Données couvrant la période allant du 01.01.2007 au 25.05.2026.

Mais notre analyse d’épisodes similaires dans le passé montre qu'une forte concentration et un leadership restreint du marché n’ont pas constitué un obstacle aux performances futures des actions, car un élargissement du rebond peut soutenir la poursuite des gains.1

Une activité solide sur le marché primaire indique une forte appétence au risque. Une vague d’introductions en bourse de très grande taille pourrait porter les levées de fonds en actions américaines au-delà du record de 156 milliards de dollars US enregistré en 2021, avec des cotations très attendues de SpaceX, OpenAI et Anthropic. La dynamique de l’introduction en bourse s’accélère également à Hong Kong, avec 350 entreprises en attente.

Les actions technologiques font partie de nos convictions les plus fortes. Les goulots d’étranglement persistants le long de la chaîne de valeur de l’IA, en particulier dans les puces mémoire, continuent de soutenir le pouvoir de fixation des prix, se traduisant par de solides flux de trésorerie d’exploitation pour ces entreprises. Nous surpondérons également les valeurs industrielles, qui bénéficient de l’augmentation des dépenses mondiales en infrastructures et des efforts d’électrification.

Notre positionnement régional se concentre sur les marchés affichant la dynamique de bénéfices la plus forte. Nous surpondérons les États-Unis, mais restons neutres sur l’Europe, la Suisse et le Japon, où la croissance des bénéfices des entreprises est en retrait par rapport à celle des États-Unis.

Nous maintenons également une surpondération des actions des marchés émergents, hors Chine. De nombreux pays en développement, en particulier en Asie, ont fait preuve d’une résilience remarquable face à la crise énergétique. Ces économies ont déjà connu une forte croissance et une faible inflation, ce qui les rend moins vulnérables que lors des chocs énergétiques précédents. En Corée et à Taïwan, la hausse des exportations liées à l’IA a compensé l’impact de la hausse des prix du pétrole, contribuant à maintenir les termes de l'échange globalement stables.

Nous abaissons notre recommandation de la Chine à neutre après l’avoir surpondérée, étant donné que la demande intérieure et le secteur immobilier restent faibles et que les indicateurs à court terme indiquent des risques pour la croissance et la rentabilité des entreprises.

Obligations et devises: flirter avec l’inflation

Dans les films de James Bond, les méchants changent régulièrement. Sur les marchés obligataires, l’ennemi reste le même : l’inflation. Une autre confrontation semble se profiler.

C’est pourquoi nous ne sommes pas séduits par les rendements attrayants actuellement offerts sur une grande partie du marché de la dette souveraine. Les rendements obligataires allemands de référence à 10 ans évoluent confortablement à proximité des récents plus hauts de 15 ans, tandis que les bons du Trésor américain flirtent avec le seuil des 4,5 %. Mais nous estimons que ces niveaux sont justifiés par l’augmentation des risques inflationnistes, et donc par une plus grande probabilité de resserrement de la politique monétaire et de conditions de liquidité moins favorables.

C’est particulièrement vrai aux États-Unis, où les anticipations de baisse des taux d’intérêt ont cédé la place aux inquiétudes croissantes selon lesquelles la hausse de l’inflation pourrait contraindre la Fed à agir. Avec une croissance de la masse monétaire de 10 % en rythme annualisé et un recours au crédit soutenu, il semble peu probable que l’inflation puisse revenir à son objectif sans un resserrement de la politique monétaire. En effet, avec un indice PCE sous-jacent déjà supérieur d’environ 1,3 point de pourcentage à l’objectif et qui devrait continuer à grimper, le marché est sans doute fondé à anticiper un resserrement de la politique monétaire au cours des 12 prochains mois (voir Fig. 4).

Fig. 4 -  Pouvoir inflationniste 
Prévisions du marché pour les hausses de taux aux États-Unis par rapport à l’inflation PCE sous-jacente, %

Source: LSEG, Pictet Asset Management. Données couvrant la période allant du 15.12.2020 au 15.05.2026.

En équilibrant les valorisations avec les risques, nous maintenons donc un positionnement neutre sur les bons du Trésor américain et, en effet, sur toutes les autres obligations souveraines majeures des marchés développés.

Nous voyons un meilleur potentiel dans la dette en devise locale des marchés émergents, qui offre des rendements encore plus élevés et fait partie des classes d’actifs obligataires les plus attrayantes selon notre modèle. L’Amérique latine, en particulier, offre des rendements réels élevés, ce qui, dans un contexte de remontée de l’inflation mondiale, devrait susciter l’intérêt des investisseurs obligataires.

Les fondamentaux restent favorables. Nous prévoyons que l’écart de croissance du PIB entre les économies émergentes et développées se creusera à 260 points de base cette année, contre 240 points de base en 2025. Et bien que l’inflation soit appelée à repartir à la hausse dans le monde entier, son accélération devrait être plus lente dans les pays en développement.

Les marchés du crédit devraient quant à eux profiter de l’amélioration de la dynamique des bénéfices: les analystes bottom-up revoient à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour les entreprises mondiales au rythme le plus rapide en cinq ans. Calculé2 à partir de la variation sur 3 mois des bénéfices par action (BPA) attendus à 12 mois du MSCI ACWI, ce phénomène est toutefois contrebalancé par les risques ascendants d’inflation et les risques baissiers de croissance économique.

Sur le marché des changes, nous abaissons notre recommandation sur le franc suisse à neutre. Le prochain référendum sur le plafonnement de la population en Suisse pourrait avoir des répercussions significatives sur la croissance, l’offre de travail et la confiance des investisseurs. Bien que le scénario de référence n’anticipe pas d’impact politique immédiat, il existe un potentiel de volatilité et d’incertitude sur les marchés, en particulier en ce qui concerne le franc suisse et les flux de capitaux.

Le yen japonais reste donc notre seule devise surpondérée. Ce n’est pas un hasard si le yen est également la seule devise qui semble bon marché par rapport à son historique de 20 ans dans notre modèle.

Vue d’ensemble des marchés mondiaux, tirés par les valeurs technologiques

Les actions mondiales ont progressé en mai, tirées par les solides bénéfices et les anticipations d’un essor continue de la demande de semi-conducteurs basée sur l’IA.

Les bénéfices du premier trimestre ont dépassé les attentes dans l’ensemble, incitant les analystes à relever les prévisions de bénéfices futurs dans toutes les régions et tous les secteurs.

Cependant, bien que les bonnes nouvelles concernant les résultats se soient répandues dans toutes les régions et tous les secteurs, les investisseurs se sont particulièrement concentrés sur les valeurs technologiques. Au sein du S&P 500, 99 % des sociétés informatiques ont dépassé les attentes en matière de bénéfices au premier trimestre, contre un taux de dépassement de 84 % pour l’indice dans son ensemble, selon les données LSEG I/B/E/S.3

Les actions informatiques se sont envolées de 18 % au cours du mois, prolongeant ainsi une dynamique haussière très soutenue (voir Fig. 5). Au cours des cinq dernières années, les performances cumulées des actions technologiques mondiales ont atteint 168 %.

Les gains des actions de semi-conducteurs en particulier ont été encore plus spectaculaires. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie, ou SOX, a bondi de 25 % sur le mois.

Le rebond du secteur technologique a été bénéfique pour l’ensemble du marché américain, le S&P 500 établissant à plusieurs reprises des records historiques. Les actions informatiques représentent environ 35 % de l’indice de référence américain, contre seulement 7 % pour l’indice européen STOXX 600.

Les marchés émergents ont progressé de 9,7 %, soutenus par les fortes hausses enregistrées en Corée et à Taïwan, où les valeurs technologiques occupent une place prépondérante.

Les surprises sur les bénéfices se sont étendues au-delà des méga-capitalisations, avec une forte croissance des ventes dans tous les secteurs soutenant les marges et l’effet de levier opérationnel.

Le secteur de l’énergie a enregistré la plus mauvaise performance, en baisse de 5,6 % sous l'effet d'un net recul des prix du brut. Le pétrole a perdu 18 % en mai, sa plus forte baisse mensuelle en six ans, dans l’espoir d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran.

Fig. 5 - La suprématie des valeurs technologiques
Performance totale Valeurs technologiques (MSCI ACWI), recalculée (100 = 26.05.2021)

Source: LSEG, Pictet Asset Management. Données couvrant la période allant du 26.05.2021 au 26.05.2026.

Les obligations mondiales ont légèrement baissé en devise locale, reflétant des inquiétudes accrues concernant l’inflation et la durabilité de la dette à plus long terme. Les mouvements ont été particulièrement marqués sur la partie longue de la courbe : les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans de référence ont atteint 4,7 %, tandis que ceux de la dette à 30 ans ont atteint 5,2 %. Les deux niveaux étaient les plus élevés depuis près de vingt ans.

Les gilts britanniques ont connu un mois particulièrement volatil, exacerbé par les incertitudes en matière de politique intérieure. Cependant, ils sont parvenus à terminer en hausse de 2 %, récupérant des pertes enregistrés plus tôt à la faveur des données d’inflation inférieures aux attentes et des déclarations de la part d’Andy Burnham, candidat potentiel à la direction du parti travailliste, indiquant qu’il respectera les règles budgétaires s’il réussit à chasser Keir Starmer du poste de Premier ministre.

La dette des marchés émergents a également relativement bien résisté, soutenue par de solides perspectives de croissance économique.

Les marchés des obligations d’entreprises ont accueilli favorablement les bonnes nouvelles en matière de bénéfices, avec des gains tant dans le crédit investment grade que dans le crédit à haut rendement.

Le dollar s’est apprécié de 0,9 % par rapport à un panier de devises.

Baromètre juin 2026
En bref
  • Allocation d’actifs
    Nous relevons notre recommandation sur les actions à surpondérer en raison de la croissance saine des bénéfices des entreprises ; les obligations restent vulnérables à la hausse de l’inflation.
  • Régions et secteurs des marchés actions
    Nous surpondérons les marchés affichant la plus forte dynamique bénéficiaire, comme les États-Unis et les marchés émergents hors Chine. Les actions technologiques devraient bénéficier d’un pouvoir de fixation des prix et d’une hausse de leurs flux de trésorerie d'exploitation.
  • Obligations et devises
    Nous voyons le plus grand potentiel dans les obligations émergentes en devise locale grâce à des rendements réels attrayants et à de solides perspectives de croissance économique.
Les informations, opinions et estimations contenues dans le présent document reflètent un jugement à la date originale de publication et sont soumises à des risques et incertitudes susceptibles d’entraîner des résultats effectifs très différents de ceux qui sont décrits dans le présent document.
[1] Source : Bloomberg, Pictet Asset Management. Données des prix semestriels fin juin et décembre. Données au 22.05.2026
[2]  A partir de la variation sur 3 mois des bénéfices par action (BPA) attendus à 12 mois du MSCI ACWI
Footnote
Confirm your selection
En cliquant sur "Continuer", vous acceptez d'être redirigé vers le site web local que vous avez sélectionné pour connaître les services disponibles dans votre région. Veuillez consulter les mentions légales pour connaître les exigences légales locales détaillées applicables à votre pays. Vous pouvez également poursuivre votre visite en cliquant sur le bouton "Annuler".

Bienvenue chez Pictet

Vous semblez vous trouver dans ce pays: {{CountryName}}. Souhaitez-vous modifier votre position?